Il y a 21 ans, la fibrose kystique est entrée dans nos vies sans crier gare.
Tout a commencé quand ma magnifique fille, Daphnée, a montré des signes d’absorption inadéquate des aliments et a eu de la difficulté à retrouver son poids à la naissance. Heureusement, notre médecin de famille a suggéré de faire des tests de dépistage, si bien qu’à l’âge de trois semaines, nous avons découvert que Daphnée était atteinte de fibrose kystique (FK) — d’une forme rare de FK. Mon mari et moi étions en état de choc. Je voulais faire tout ce que je pouvais pour que ma fille puisse avoir la vie la plus normale possible, sans se préoccuper de son avenir.
Je me suis donc engagée à fond auprès de la communauté fibro-kystique de Charlevoix, au Québec. J’ai fait partie de plusieurs comités, participé à de nombreux événements de financement, toujours dans le but d’amasser des fonds pour la recherche dans le domaine de la fibrose kystique, afin de trouver d’autres traitements innovateurs révolutionnaires tels que Trikafta.
J’ai été témoin des effets qu’a ce médicament transformateur sur d’autres personnes, de l’optimisme et du réconfort qu’il apporte à de nombreux Canadiens fibro-kystiques qui peuvent en profiter. Malheureusement, la composition génétique de ma fille ne lui permet pas de recevoir Trikafta. Mais nous croyons fermement que « notre médicament miracle » arrivera aussi, parce que depuis toutes ces années, une chose nous anime : l’espoir.